Le courage qu’il faut aux rivières

fullsizeoutput_2d

Quelque part, dans un pays qu’on ne nomme pas, le jour se lève sur une journée qui pourrait ressembler à toutes les autres, hors du temps. Encore embrumée par les vapeurs de l’alcool d’une nuit passée à boire avec les autres hommes du village, Manushe se lève pour ouvrir la porte à laquelle on vient de frapper. Un inconnu s’y tient, et en quelques secondes toutes ses certitudes sont ébranlées. Manushe vit comme un homme au sein de ce village, mais a dû renoncer à tout: elle est une vierge jurée. Ayant abandonné toute sensualité, toute féminité, elle exécute quotidiennement  le dur labeur qui appartient aux hommes, affublée elle-même comme un homme. Elle a abandonné son identité de femme.

on admirait le sacrifice qu’elle avait fait. Surtout, son statut particulier condensait les peurs et les doutes de chacun dans sa relation au droit coutumier et à l’influence qu’il avait sur la vie quotidienne; tous lui étaient reconnaissants de porter ce poids à leur place

Face à elle, Adrian, celui par qui la forteresse vaillamment construite va s’effondrer. Accueilli au sein de la communauté avec l’assentiment du chef de village, Adrian, « vieil adolescent aux joues lisses et aux yeux marqués » va gagner la confiance de chacun et surtout réveiller la féminité de Manushe.

Ailleurs, dans ce même pays, Darina, jeune fille rebelle et en colère, se bat depuis sa prime enfance contre une indicible et inexplicable colère. Quel chemin devra-t-elle parcourir pour accéder à sa vérité?

Lire la suite