L’heure du bilan: octobre

Avec L’heure du bilan, j’inaugure en cette fin octobre un nouveau rendez-vous mensuel: un petit retour sur mes lectures du mois, histoire de garder une vue d’ensemble sur les livres qui défilent…

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Les chiffres:

Sept romans lus sur octobre – une belle moyenne grâce à quelques insomnies!

Trois coups de coeur :

 

J’ai d’abord – et enfin! – découvert Sorj Chalandon. Plusieurs lecteurs fidèles, dont Eva, avaient piqué ma curiosité. Avec Le jour d’avant, j’ai pu entrevoir la profonde humanité de l’auteur (également grand journaliste) et je vais poursuivre prochainement l’exploration de son travail avec (fort probablement) Mon traître.

Le Sans Dieu a été une surprise extrêmement belle! Pourtant, j’étais loin d’avoir envie de lire des histoires de pirates – la sortie de Sucre Noir, encensé par la critique en cette rentrée littéraire, m’avait laissée parfaitement indifférente, à cause des pirates justement! Mais je me suis laissée convaincre et suis entrée immédiatement dans l’histoire avec un plaisir déconcertant, histoire servie par une superbe plume qui n’a pas eu peur d’utiliser une langue « historique »qui lui sied à merveille.

Quant à La petite danseuse de quatorze ans, mon enthousiasme est encore très fort. Je reste subjuguée par l’immense travail de documentation, d’analyse et de rédaction que Camille Laurens a réalisé.

Trois voyages aux Etats-Unis:

Avec la rentrée littéraire, je me suis un peu éloignée de mon road trip littéraire américain. Heureusement, j’ai pu insérer quelques lectures américaines…

Avec Nulle part ailleurs sur la terre, je me suis promenée dans le Mississippi, j’y ai rencontré deux êtres bien amochés par la vie – un roman noir comme je les aime.

Dans Paysage Perdu, j’ai découvert des fragments de vie de Joyce Carol Oates, qui éclairent sur la personnalité et le travail de cette immense écrivaine – des réflexions qui m’ont évoqué les non moins grandes Joan Didion et Joyce Maynard

C’est avec Sukkwan Island que je vais clôturer le mois d’Octobre… une claque violente, un roman d’un noir profond, et un personnage qui a déclenché en moins une colère comme j’en ai rarement éprouvées en littérature. Dur mais malgré tout magistral.

 

Deux livres qui passent à la trappe:

Si l’abandon du Nathan Hill est irrévocable, Leçons de Grec est un roman que j’aurais vraisemblablement mieux apprécié dans d’autres conditions de lecture. Hélas pour lui, je l’ai commencé après avoir refermé, de méchante humeur, le Nathan Hill. C’est pourtant un roman tout à la fois poétique et philosophique, d’une grande qualité littéraire, baigné d’un minimalisme asiatique qui donne au roman son ambiance si particulière. Han Kang, son auteure coréenne, enseigne le creative writing.

Deux outsiders:

Relire Le journal d’Anne Frank, faire lire Le journal d’Anne Frank, cela devrait être une obligation. Avec ce magnifique roman graphique, c’est une superbe opportunité de se replonger dedans, de le faire lire à ses enfants et d’en discuter en famille. Les dessins sont magnifiques et l’histoire, condensée pour les besoins du format, est restituée avec la puissance et l’émotion que lui avait données Anne Frank.

Histoires du soir pour filles rebelles, c’est un génial livre qui retrace des destins de filles, de femmes, d’héroïnes comme je les aime – au hasard Cléopâtre, Nina Simone, Jane Austen, Elisabeth 1, Coco Chanel, Florence Nightingale, des connues, des moins connues, des inconnues comme la petite Coy Mathis, née garçon mais qui a tournois su qu’elle était une fille. Pour chacune, une page qui débute souvent par « Il était une fois… » et une illustration très belle, très graphique.