L’heure du bilan: novembre

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Changez-vous d’humeur en novembre? Faites-vous partie de ceux que le changement d’heure déprime?

Est-ce que vous avez l’impression vous aussi qu’on vole des heures à votre vie, que les soirées sont réduites à une peau de chagrin, qu’à peine rentrés du boulot on a l’impression que c’est déjà l’heure de se coucher?

Les chiffres:

J’ai la preuve, parfaitement, que l’espace temporel n’est plus le même: ma moyenne de lecture a chuté. Six livres lus en ce mois de novembre!

D’accord, ce n’est pas qu’une histoire de dimensionnement temporel: j’ai rencontré une petite panne de lecture,  un passage à vide de quelques jours, mais j’ai réussi à trouver la parade…

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L’heure du bilan: octobre

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C’est fou comme un mois peut vite passer. Déjà un nouveau bilan? J’ai l’impression d’avoir à peine fini celui de septembre…

Les chiffres:

Huit livres – je suis en phase avec ma moyenne mensuelle (même si je triche un peu avec un roman graphique lu en à peine une heure!!)

Les livres:

Un thriller

ou tout comme – Piranhas est un roman glaçant mais qui tient parfaitement en haleine. Comment imaginer un baby gang qui va prendre la tête de la mafia napolitaine? Pas besoin d’imaginer, Roberto Saviano a recueilli les témoignages des survivants qui en ont fait partie, et en a conçu ce roman.

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Une déception

j’attendais beaucoup de Par les écrans du monde , mais le roman de Fanny Taillandier m’a paru froid, peu pourvu d’émotions dans un traitement proche du documentaire

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Un malaise

Roman sur la passion dévastatrice, Adoration m’a hélas tenue à distance, malgré un récit fort et une écriture exigeante.

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L’heure du bilan: septembre

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Que j’aime les rentrées littéraires! Les nouveautés sur les tables des libraires (et dans ma boîte à lettres), les évènements passionnants qui se succèdent dans la frénésie des trois premières semaines, mon comportement aussi qui ressemble à celui d’une boulimique de livres. La table du salon crie « Au cahot! », le pied de mon lit « A l’anarchie! » (tandis que mon mari, désespéré, me demande où je compte ranger tout cela…)

Les chiffres:

Pas moins de 567 romans parus, c’est vertigineux. 381 romans français, 186 romans étrangers – et 94 premiers romans. Vous en avez déjà découvert quelques uns en Août, et mes lectures de septembre, au nombre de sept, compte 6 romans de cette rentrée…

Les livres:

Un coup de coeur absolu

Pour le nouveau roman de Maylis de Kerangal, Un monde à portée de main dont l’écriture m’a littéralement chamboulée, subjuguée, interrogée.

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Deux livres autour de l’art

mais qui explorent aussi d’autres territoires. Une formidable biographie de Françoise Cloarec, J’ai un tel désir, qui nous raconte l’histoire d’amour entre Marie Laurencin et Benoîte Groult, au début du 20ème siècle.

C’est également ce début de 20ème siècle qu’a choisi de raconter Antonin Varenne avec La toile du monde, formidable épopée menée par Aileen Bowman, journaliste américaine qui vient couvrir à Paris l’exposition universelle de 1900. Une fresque passionnante.

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L’heure du bilan: août

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Et soudain, en entamant la rédaction de cet article, le vertige: je n’ai pas publié ici depuis mai! Trois bilans manqués, trois mois trop chargés. Trois mois de plaisir de lecture, de rencontres, et de frustrations aussi. C’est pour cette raison que j’ai fait le choix de ne m’inscrire à aucun jury pour les mois à venir, pour rester libre de mes lectures, de mon temps et de mes envies.

Alors voilà, après un magnifique été, des vacances très denses qui m’ont apporté une belle décompression, de très heureux moments en famille, et un dépaysement complet sans partir vraiment très loin, je suis prête pour cette rentrée! Triple rentrée, professionnelle d’un côté, scolaire de l’autre. Et au milieu, la rentrée littéraire qui se prépare déjà depuis plusieurs semaines. Mais l’idée, c’est de réussir à tout gérer! Et de retrouver de la ré-gu-la-ri-té!

Les chiffres:

Trois semaines de vacances, des kilomètres entre le Portugal et l’Andalousie, à fond – toujours! La peur que ce rythme ralentisse mes lectures, mais finalement j’ai réussi à enchaîner sans pression aucune, en gardant le plaisir intact. L’idée, pendant ces trois semaines, c’était d’alterner les lectures dédiées au Portugal, les envies spontanées et quelques romans de la rentrée littéraire. Voire, parfois, allier les deux (je vous explique après!). On arrive ainsi à un bilan plutôt satisfaisant de 8 livres!

Les livres:

Deux lectures autour du Portugal

 

Découvrir la littérature portugaise à travers Lidia Jorge et ce somptueux roman, La couverture du soldat autour de la relation d’une fille et de son oncle, qui est en réalité son père. Lecture exigeante mais à l’écriture remarquable, d’une grande profondeur.

A Lisbonne, c’est Philippe Besson qui m’a accompagnée avec Les passants de Lisbonne. Besson qui ausculte les âmes, les corps, les maux. Une très belle histoire, triste mais pleine d’espoir. Et j’ai trouvé intéressant que Besson ose à sa façon le roman d’anticipation avec ce roman.

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L’heure du bilan: avril

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Les chiffres:

Ah les vacances… Prendre son temps… avoir du temps pour LIRE… et faire enfin baisser (un peu) le niveau de la PAL…

Grâce à une semaine de vacances où le soleil normand s’est pris pour un gars du sud, j’ai savouré les lectures dehors, face à la mer. Résultat: 12 livres lus. Des gros touffus, des petits joufflus, toutes les tailles pour varier les plaisirs – lectures courtes, lectures plus longues, mais une série de coups de coeur pour un mois d’avril qui m’a fait toucher l’extase!

Les livres: 

Six coups de coeur: 

Qui dit mieux? Et six coups de coeur tous très différents dans leur genre

Deux romans étrangers qui m’ont fait voyager aux antipodes de la planète:

 

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L’heure du bilan: mars

Que de retard! Nous sommes le 29 avril, donc pas encore trop tard pour vous livrer  mon bilan de mars…

Les chiffres:

Six romans pour ce mois des giboulées, et des lectures au diapason. Quelques belles découvertes, mais mars ne sera pas le mois de tous les coups de coeur. Un mois français (ou francophone) avec cinq roman en direct de l’hexagone et un américain (mais quel américain!)

Les livres:

Un choc:

Difficile de se remettre de cette rencontre avec Turtle, dans ce roman qui dérange, qui remue, qui donne la nausée. Mais voilà, My absolute darling est indéniablement un grand roman – même si je conseille aux âmes sensibles de s’abstenir

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Deux coups de poing:

Les indifférents, Les échoués, deux titres brefs, implacables, pour deux grandes histoires qui m’ont emportée comme deux déferlantes.

Une (fausse) polémique:

Un roman pas consensuel mais avec une dose de sensibilité et de séduction et de trouble

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Une farce:

A mi chemin entre L’écume des jours et En attendant Bojangles, Les déraisons d’Odile d’Oultremont, qui a entretemps reçu le Prix de la Closerie des Lilas

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Un roman Harlequin (ou tout comme)

J’admets, je suis un peu sévère peut-être, car s’il n’avait pas ses petits défauts (le style, l’écriture, et son sentimentalisme un peu cucul) Pays provisoire est très bien documenté, et même intéressant une fois qu’on a réussi à aller au-delà des défauts évoqués précédemment

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On se retrouve très vite maintenant pour le bilan d’Avril!

L’heure du bilan: février

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Les chiffres:

Le mois de février n’a que 28 jours… mais il comptait des vacances également!

Ce sont donc sept livres au compteur ce mois-ci, quatre écrits par des auteurs femmes et trois par des auteurs hommes. Avec sept livres, la parité n’était pas envisageable ce mois-ci! Parmi ces sept livres, cocorico! quatre sont français, deux américains, et un sud africain.

Les livres:

Deux premiers romans:

Fugitive parce que reine, un premier roman magistral pour Violaine Huisman avec un sujet qui aurait pu paraître redondant en cette rentrée littéraire: la relation de l’enfant à la mère. Dans ce récit autobiographique sans concession, elle a su passer au travers des différents écueils sans pathos mais avec une écriture juste et limpide.

Drôle de surprise que L’homme de Grand Soleil, lu dans le cadre des 68 premières fois. Je me suis bien laissée embarquer dans cette histoire inattendue qui ressuscite l’homme de Neandertal. Un roman fouillé, intelligent, amusant, bien que le style ne m’ait pas entièrement conquise.

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L’heure du bilan: janvier

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Un mois de janvier 2018 placé sous le signe de la rentrée littéraire !

Les chiffres:

Janvier 2018, ce sont d’abord huit livres lus, exclusivement français, exclusivement issus de la rentrée littéraire.

Ce mois de janvier a également été l’occasion d’assister à deux beaux évènements littéraires…

Les Livres:

Un ovni littéraire:

Eparse, de Lisa Balavoine. Inventaire à la Prévert, fragments de vie (faussement) décousus mais habillés d’un joli grain de folie. J’ai lu ce livre très vite, avec le sentiment, comme beaucoup de lectrices, de m’y retrouver parfois – ou souvent. Bizarrement, j’ai été incapable d’écrire une chronique dessus – trop épars. Mais reste le souvenir d’un bon moment de lecture

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Un flop:

Je n’ai vraiment pas aimé Chanson de la ville silencieuse, le dernier Olivier Adam, trop caricatural à mon goût (Adam dans la peau d’une fille, je n’ai pas réussi à y croire une seconde, et cette caricature de chanteur : non). La dépression chronique de l’écriture m’aura achevée

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2017: le bilan de ma première année!

 

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Un an déjà!

Books, moods and more souffle en ce 1er janvier 2018 sa première bougie!

Une autre façon de mesurer à quelle vitesse folle cette année est passée, et surtout, surtout de réaliser le plaisir immense que m’a apporté la création de ce blog dont je rêvais depuis si longtemps!

A ce jour, le blog compte 121 abonnés – chiffre modeste au regard de celui de nombreux autres blogs, mais qui ressemble pour moi à une grande prouesse. Je suis extrêmement reconnaissante à tous ceux, abonnés ou non, qui prennent le temps de venir me lire, et me font des retours si positifs. Se sentir légitime demande du temps (Electra, dans son bilan 2017, expliquait qu’elle se sentait enfin légitime – alors qu’elle blogue depuis de nombreuses années avec beaucoup de talent), mais tous ces retours mis bout à bout, toutes ces visites hors abonnement, que je mesure grâce aux statistiques (des chiffres, toujours des chiffres!) me donnent confiance, et je vous en remercie.

Via mon compte Instagram (@sosos_moods_books_and_more), j’ai eu la chance d’être mise à l’honneur dans le magazine Elle, en septembre dernier, avec cinq autres Instagrameuses, en tant que « nouvelle influenceuse du monde littéraire« . Rien que ça!! Bon, n’exagérons rien, tout cela reste très modeste et fugace, mais je crois vraiment au pouvoir des blogueurs dans la sphère littéraire, qui font des choix de lecture et des critiques objectifs, souvent plus proches des attentes des lecteurs.

J’ai également fait la rencontre de plusieurs blogueurs et blogueuses, dont les goûts, les avis, et la façon de gérer leur blog m’inspirent beaucoup!

Je papote, je papote (je peux être très bavarde, surtout quand on me lance sur mes sujets préférés), mais venons-en tout de même à l’essentiel, mon bilan lecture 2017!

Les chiffres:

j’ai toujours détesté les maths, mais en fait, j’adore les chiffres 😊

Alors justement, une année de lecture, ça donne quoi? 73 livres… un chiffre un peu bas, comparé à d’autres grands lecteurs et grandes lectrices. Et pourtant, on me demande souvent comment je fais pour lire autant!

Les pays:

romans et essais confondus, les livres que j’ai lus en 2017 viennent principalement des pays suivants (je pensais être à niveau égal entre la France et les Etats-Unis!):

  • 32 livres français
  • 23 livres américains
  • 5 livres anglais
  • 4 livres irlandais
  • 4 livres italiens

Les auteurs: hommes ou femmes?

Le constat m’a étonnée, car je pensais la répartition plus équilibrée là aussi: 28 auteurs hommes, contre 45 auteurs femmes. Serais-je une féministe qui s’ignore? J’en suis ravie!

Les éditeurs:

Les maisons d’édition qui arrivent en tête (critère important, car il montre en quoi les choix éditoriaux nous correspondent) m’ont également surprise!

  • Stock: 7 livres
  • Albin Michel : 6 livres
  • Gallimard: 4 livres (sans compter l’abandon des Fantômes du vieux pays, abandonné, et La salle de bal qui m’attend dans ma PAL depuis la rentrée littéraire)
  • Gallmeister: 5 livres
  • JC Lattès: 4 livres
  • Philippe Rey: 4 livres (et un en cours)

Peu de livres lus dans la Collection Quai Voltaire aux Editions de la Table Ronde (3), ou des éditions Sabine Wespieser (2) – deux éditeurs que j’aime pourtant beaucoup.

Le reste de mes lectures est répartie sur de nombreuses autres maisons d’édition.

Mes meilleurs livres de 2017:

18 lectures marquantes (qui obtiennent la note maximale de 5 – que je pense d’ailleurs inclure dorénavant dans mes billets). Rétrospectivement, Arrête avec tes mensonges, qui ne m’avait pas semblé être un coup de coeur absolu, fera indéniablement partie de mes lectures les plus marquantes de 2017.

Commençons par les français (ils sont 10!):

Les américains, au nombre de six:

Et mes chouchoutes européennes:

 

Mes intentions de 2018?

Lire, lire et lire encore!

Et surtout:

– découvrir davantage d’auteurs américains (en vue du Festival America)

– veiller à vider ma PAL de façon plus drastique

– moins hésiter à sortir de ma zone de confort

– écrire davantage – en partipant j’espère à un atelier d’écriture.

Et vous, quelles sont vos intentions?

Je vous souhaite une très belle année 2018, riche en lectures et en échanges autour des livres!

 

 

L’heure du bilan: décembre

 

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Décembre aura été un mois un peu difficile, en dents de scie. Mon humeur n’était pas toujours au rendez-vous pour la lecture, bien que la lecture me soit indispensable, et je n’ai peut-être pas savouré ce mois comme j’aurais dû le faire.

Les chiffres:

Heureusement, grâce à la trêve de fin d’année, j’ai pu m’accorder un peu de temps et lire davantage sur les derniers jours de décembre. Au final, sept livres lus (je reste dans ma moyenne). Pas de coup de coeur absolu, mais de belles découvertes et une bonne dose d’émotion aussi.

Deux grandes émotions, donc:

J’ai dévoré en une nuit d’insomnie le dernier Philippe Besson, Arrête avec tes mensonges (chronique à suivre). J’ai adoré l’écriture incisive de l’auteur, sa mise à nu, l’abandon du filtre pour assumer la crudité sensuelle. Et j’ai été très émue par cette histoire d’amour impossible.

Avec Les passeurs de livres de Daraya, c’est une autre émotion, de l’ordre de la prise de conscience – celle de notre liberté, dont nous avons si peu conscience, de notre impuissance face à un conflit politique qui dépasse tout, et surtout de notre abandon du peuple syrien.

 

Une suite:

ou le plaisir infini de retrouver Stoney Calhoun dans Casco Bay. Nous sommes plusieurs à être devenu(e)s accro à notre nouveau chouchou. Même si pour certains ce deuxième volet est un peu moins haletant que le premier, j’ai eu pour ma part le même plaisir à le côtoyer. Reste un seul épisode pour le découvrir un peu plus, en apprendrons-nous davantage sur lui?

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Un roman historique:

voyage au Moyen-Age et séjour en immersion dans le grand béguinage de Paris avec La nuit des béguines, ou comment en découvrir un peu plus sur cette période historique mystérieuse et méconnue, aux côtés d’une communauté de femmes libres et modernes avant l’heure

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Un roman noir:

j’ai découvert Sandrine Collette dans ce magnifique, Il reste la poussière roman digne de la littérature américaine des grands espaces à la sauce nature writing – il a comblé ma frustration de ne pas lire davantage de littérature américaine ce mois-ci.

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Un roman de la rentrée littéraire de janvier:

La désertion, d’Emmanuelle Lambert, m’a déconcertée, retournée. Je vous en reparle à sa sortie, le 17 janvier.

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Un flop:

et un achat inutile aussi: Je m’appelle Lucy Barton. J’ai trouvé le style lourd, non abouti, dénué de naturel. Pourquoi tant d’engouement outre-Atlantique? Je crois surtout à une promotion abusive de l’éditeur.

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Un abandon:

qui entre malheureusement dans la catégorie rentrée littéraire de janvier. Je vivais à l’étranger quand est sorti La première gorgée de bière – quel bien ce livre m’a fait, me raccrochant au pays qui me manquait, à ces petits instants que Philippe Delerm décrivait si bien en les faisant miens / nôtres / vôtres… Qu’en reste-t-il vingt ans plus tard? Philippe Delerm a renoué avec l’exercice des petits textes courts dans Et vous avez eu beau temps? La perfidie ordinaire des petites phrases. Le temps a passé, et la dernière gorgée de bière est digérée depuis longtemps. Les petites phrases ne sont pas perfides, elles sont ennuyeuses, mesquines et sans intérêt – enfin, pour celles que j’ai lues. Car je n’ai pas pu continuer. Peut-être est-ce un tort, peut-être ai-je loupé le sens profond de ce qui s’y cachait. Tant pis pour moi. Que mon avis ne vous empêche pas pour autant de vous faire votre propre idée – et alors peut-être penserez-vous que c’est moi qui suis ennuyeuse, mesquine et sans intérêt. Ce à quoi je répondrai juste mea culpa!

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Rendez-vous dans quelques jours pour le grand bilan de lectures 2017!