Les guerres de mon père

IMG_8481

Une fille trop aimée peut-elle s’affranchir de l’amour de son père?

Gilbert Schneck, le père de Colombe Schneck, est parti depuis presque trente ans.

Depuis sa mort, l’écrivaine n’a jamais cessé de le chercher, de l’attendre. Jusqu’au moment où elle s’est posée pour essayer de le comprendre, comprendre ce que sa bienveillance, son regard doux, sa manière d’aimer les femmes, d’aimer ses enfants, sa façon de faire face à la vie en ne voulant voir que les belles choses, sans parler des choses qui fâchent – et surtout, chose essentielle, ne laisser que des bons souvenirs, pouvaient dire tout ce qu’il savait si bien taire.

Une double quête pour Colombe Schneck: reconstruire l’histoire familiale en défiant une généalogie en pointillés, et apprendre à s’émanciper de cet amour trop fort pour accepter d’être aimée par un autre homme.

Patiemment, mais avec entêtement, elle va interroger, consigner, enquêter. Interroger sa famille, les maîtresses de son père, consulter les archives départementales, nationales. Qui était Gilbert, enfant juif né de l’exil de deux parents venus de pays qui n’existent plus, caché pendant la guerre à Périgueux, enfant qui a survécu aux rafles et à la mort, adolescent blessé par l’assassinat honteux de son père, jeune homme meurtri par les horreurs de la guerre d’Algérie?

Lire la suite