Le pays des autres

Le pays des autres Leila Slimani

Retour aux sources – c’est à son pays natal, le Maroc, et à l’histoire de sa famille, que Leïla Slimani a choisi de consacrer son troisième roman et premier tome d’une trilogie.

Le pays des autres, c’est l’histoire de Mathilde qui, au sortir de la guerre, a décidé de rattraper tout ce qu’elle n’a pas vécu pendant ces années de privation.

A la Libération, la jeune Alsacienne pleine de rêves rencontre Amine, le soldat marocain venu combattre pour la France, elle l’épouse et part le rejoindre au Maroc. 

A Meknès, les fantasmes d’exotisme dans lesquels Mathilde s’était projetée font place à une double déception: non seulement la vie au Maroc ne ressemble en rien aux romans de Karen Blixen ou Pearl Buck, mais surtout Amine, si amoureux et démonstratif en Alsace, s’est transformé en un homme austère, parfois violent, qui dédie ses journées aux pénibles travaux de sa fermette, juchée sur un terrain aride. 

Leurs différences culturelles, charmantes en Alsace, se chargent dès lors de tous les reproches. 

Parfois il ressentait un besoin violent et cruel de revenir à sa culture, d’aimer de tout coeur son dieu, sa langue et sa terre, et l’incompréhension de Mathilde le rendait fou. Il voulait une femme pareille à sa mère, qui le comprenne à demi-mot, qui ait la patience et l’abnégation de son peuple, qui parle peu et qui travaille beaucoup. Une femme qui l’attende le soir, silence et dévouée, et qui le regarderait manger et trouverait là tout son bonheur et toute sa gloire.  Mathilde faisait de lui un traitre et un hérétique.

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Belle infidèle

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C’est sur la plage de Monopoli, une petite ville des Pouilles connue pour son joli port fortifié, que Julien Sauvage rencontre l’incendiaire Laura.

Après quelques années nourries des hauts et des bas d’un amour insensé, suivies d’une rupture incompréhensible qui lui fait abandonner sa thèse sur la réintroduction des « belles infidèles » dans les traductions contemporaines, Julien est devenu traducteur à la petite semaine, plus abonné aux guides touristiques et gastronomiques qu’à la littérature.

Aussi, lorsqu’il est contacté, sur recommandation, par une grande maison d’édition parisienne pour traduire le roman italien du moment en lice pour le Strega, Rebus, Julien est éberlué – mais il accepte la mission et se lance tant bien que mal dans la traduction. 

Au fur et à mesure qu’il avance, le roman le ramène en Italie… et commence à faire bizarrement écho à sa vie. 

Le personnage principal de Rebus revient dans les Pouilles, où son père vient de mourir – qui mieux que Julien, qui fait le deuil de sa mère, pour traduire ce qu’il ressent? 

Julien s’interroge: qui est l’auteur de Rebus, le fringant Agostino Leonelli à qui tout semble réussir, alors que lui ne fait que stagner dans le néant? 

Son succès commence à obséder Julien, qui essaie désespérément d’écrire le roman de son histoire d’amour avec Laura. Laura aussi sulfureuse que Rachele, la jeune femme que le protagoniste rencontre dès son arrivée dans les Pouilles. En commun, elles ont sur le ventre, autour du nombril, des grains de beauté qui rappellent la constellation de la Grande Ourse – et une façon bien à elle de montrer qu’elles sont sur le point de jouir…

Alors que Julien aurait bien besoin de l’aide de son ami libraire Salvatore pour aborder une partie de la traduction, celui-ci prend soudain ses distances avec Julien. Tout le petit monde et et les souvenirs auxquels il se raccrochait semblent chahutés et le trouble s’insinue de plus en plus, entre fiction et réalité…

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De rien ni de personne

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Il faut reconnaître que, de prime abord, Palerme n’est pas une ville qui fait rêver.

Ce n’est qu’en la parcourant qu’on découvre sa beauté, en soulevant la poussière de ses rues, en jetant un oeil derrière les murs éventrés de ses palais, en poussant la porte d’une église baroque, en parcourant ses marchés ou en faisant abstraction de l’urbanisme sauvage qui s’est emparé d’elle.

Qu’en voit-il de sa beauté, lui, Rosario, dans son quartier coupe-gorge des faubourgs de la ville, à Brancaccio? Les jours où il va au lycée dans le centre historique, peut-être, quand il prend le 224 qui le dépose dans cet autre monde de la Palerme dorée.

A Brancaccio, la plus belle rue s’appelle ville dei Picciotti. Les trottoirs sont tout crottés, il y a sept platanes desséchés, des boutiques à l’enseigne dévastée. C’est la rue des gens aisés: le caissier du discount, le primeur avec sa pension d’invalidité, le panellaro qui vend ses panini au lycée voisin

Adolescent solitaire qui aime la mythologie et l’écriture, il se découvre un talent pour le football – comme celui de ce grand-père qu’il n’a pas connu, et dont il porte le prénom, comme tout bon palermitain qui se respecte. Lui, il aurait préféré s’appeler Jonathan, le prénom qu’avait choisi pour lui son père. 

Au Virtus Brancaccio, le club de foot où il s’entraîne, son talent lui attire plus d’inimitiés que d’amitiés complices, et le confronte très vite à la violence de son milieu populaire, surtout depuis qu’il a séduit la mystérieuse Anna, la petite amie de l’autre gardien de but, Totò. 

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L’amie Prodigieuse en série – saison 2

Le Nouveau Nom

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Des quatre volumes de L’amie prodigieuse, je garde un attachement particulier au second, Le nouveau nom.

Probablement parce qu’il évoque les années d’adolescence et le passage vers la vie adulte, un thème que je ne me lasse pas d’explorer (et qu’il est inutile de chercher à analyser, évidemment).

Souvenez-vous, on y retrouve Lila au soir de son mariage avec Stefano Carracci : elle a compris qu’il l’a trahie en s’associant avec les frères Solara, et la violence de leur nuit de noces, à Amalfi, va installer tout le mépris que Lila ne cessera d’éprouver pour Stefano. 

Lila est devenue une sublime jeune femme, à la séduction aussi arrogante que diablement naturelle. La blonde Lenu, plus effacée, moins volcanique, poursuit ses études au lycée – creusant davantage le fossé culturel sur le terrain de leur amitié.

C’est ce fabuleux second volume, Jeunesse, que narre la seconde saison de la série, et que vous avez peut-être la chance de découvrir en ce moment.

Voyage dans le temps, on y découvre les superbes reconstitutions des années 60 – décors napolitains, costumes et voitures.

Cette saison 2 nous emmène, en plus de Naples, à Ischia, où Lila et Lenu passent ensemble l’été qui va faire basculer leur vie, et leur relation. 

Retrouver Ischia à travers ces images, ses plages, Forio, ou le Borgo di Celsa que l’on aperçoit depuis l’embarcadère du bateau, a été un plaisir infini empreint d’une douce nostalgie.

Mais contre toute attente, les scènes tournées à Pise, une ville magnifique qui par miracle échappe aux hordes de touristes qui se concentrent autour de la fameuse tour avant de repartir pour leur grand tour, délaissant le centre historique, m’ont probablement encore plus fait plaisir – même si cette période amorce une période plus terne pour les deux héroïnes (à ce titre, d’ailleurs, je n’ai pas été convaincue par la coupe de cheveux tristounette de Lenu, qui avait été si ravissante lors de cet été à Ischia).

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L’île d’Arturo

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Procida – c’est une petite île plongée dans les eaux bleu marine de la baie de Naples, où le bateau fait escale quand il rejoint chaque jour Ischia.

C’est l’Île d’Arturo.

L’île d’Arturo est un livre sauvage, à la fois conte et roman d’apprentissage, aux airs de robinsonnade: Arturo a grandi seul en petit sauvageon, à moitié vêtu et allant nus pieds, poussant sans entrave comme les herbes folles de cette île qu’il a faite sienne.

Sa mère est morte en enfantant, et son père est parti courir le monde, ou autre chose, abandonnant le bébé à Silvestro le cuisinier-nourrice, dans sa Maison des « guaglioni », un palazzo croulant dont la légende sulfureuse fdit qu’il est interdit aux femmes.

Silvestro parti, livré à lui-même, mais libre et heureux, Arturo explore inlassablement son île, plonge dans ses eaux, manie la barque dès son plus jeune âge, et guette, chaque jour, le bateau de Naples qui ramènera son père au gré d’escales plus ou moins longues. Wilhelm Gerace, ce père aussi blond qu’Arturo est brun et moricaud, est le héros fantasmé du jeune garçon – tandis que sa mère reste la blessure d’une grande absence.

Une mère était quelqu’un qui aurait attendu à la maison mes retours, en pensant à moi jour et nuit. Elle aurait approuvé tout ce que je disais, loué toutes mes entreprises et vanté la beauté supérieure des bruns, aux cheveux noirs, de taille moyenne et même peut-être au-dessus de la moyenne .

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Le Sans Maître

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Les romans d’aventure ont un petit goût d’enfance, telle la madeleine qui ravive un plaisir oublié.

Virginie Caillé-Bastide, dans son nouveau roman Le Sans Maître, confirme son talent pour ce genre devenu rare – et d’autant plus savoureux à lire quand on sature de drame contemporain qui nous ramène trop à nos propres existences.

Côme de Plancoët vit sur les terres de sa seigneurie du nord de la Bretagne, qu’il n’a jamais quittée – Côme est apparenté à Arzhur de Kerloguen, le noble devenu terrible pirate des mers des Caraïbes, dont nous avions fait connaissance dans Le Sans Dieu mais Le Sans Maître n’est pas une suite du premier.

Jusqu’à cette année 1720, Côme a fait le choix d’une vie solitaire, qu’il consacre à développer son savoir dans les livres d’une fabuleuse bibliothèque à nous faire pâlir d’envie, remplie de livres rares et anciens acquis par ses ancêtres, et en entretenant une correspondance érudite avec de brillants savants européens, où l’échange d’idées progressistes pourraient lui valoir de gros ennuis avec les autorités puritaines et bien-pensantes du royaume. Et Côme de Plancoët, s’il savait qu’un ennemi assoiffé de vengeance complotait contre lui, serait bien plus prudent… 

Célibataire endurci, il a confié les rênes de son château à des personnes de confiance qui lui sont particulièrement attachées, comme sa bonne vieille cuisinière Thérèse, le métayer Erwan ou encore le jeune palefrenier Nicolas, qui prend grand soin du fidèle étalon Bucéphale, qui accompagne les chevauchées quotidiennes du jeune seigneur sur son domaine. 

La vie de Côme de Plancoët s’écoulerait dans la plus merveilleuse des félicités, d’autant plus qu’il vient de rencontrer son double féminin, une jolie cavalière noble et effrontée, si par un terrible concours de circonstance il ne devait s’enfuir pour échapper à celui qui depuis des années nourrit dans l’ombre une haine tenace à son égard. 

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Lydia Cassatt lisant le journal du matin

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Voici un petit roman acheté il y a deux ans au musée Jacquemart André, lors de l’exposition sur la peintre impressionniste américaine Mary Cassatt, tombée dans l’oubli en France où elle a pourtant vécu et travaillé à son oeuvre la plus grande partie de sa vie.

Formée en partie à Paris, elle s’y installe avec ses parents et sa soeur dans les années 1870 et se rapproche particulièrement de Degas, Berthe Morisot et Pissaro. 

A une époque où les femmes artistes n’ont pas accès aux ateliers fréquentés par les hommes peintres, ou aux lieux de vie tels que les cafés ou les coulisses de l’opéra utilisés dans leur travail par ses confrères, sa famille lui sert souvent de modèle: ses parents, ses neveux et nièces, ses frères, et surtout sa soeur aînée Lydia.

C’est le récit intime et délicat de Lydia, affaiblie par la maladie qui bientôt l’emportera, qui nous donne un éclairage particulier sur le travail de sa cadette et sur la force de leur complicité, avec pour fil rouge cinq tableaux de Mary, auxquels elle a servi de modèle. 

A travers les séances de pose, les rêveries et les souvenirs se succèdent, les fantômes habitent ses pensées – celui du petit frère mort trop tôt, ou celui de Thomas, le fiancé de Lydia tué lors de la guerre de Sécession.

Dans la lumière de l’après-midi, je vois Thomas, assis calmement au pied de mon lit, le regard fixé sur moi. Abasourdie, je lui demande: Tu n’es pas mort, alors? et il sourit. Tu me vois devant toi, non? rétorque-t-il. Oui, je te vois. Il se met à rire et hausse les épaules, banal et beau comme la journée. Se rapprochant de moi, il demande: C’est quoi la mort, dans ce cas?

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Etés anglais

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Voici LE livre que j’aimerais pouvoir vous voir tous lire en ce moment. 

« Etés anglais » est un de ces romans pour lesquels on rêve d’avoir une plage de temps infini devant soi pour s’immerger dedans jusqu’à la dernière page – roman fleuve, il nous entraîne dans les eaux romanesques de la saga familiale des Cazalet, une échappée infiniment jubilatoire. 

En cet été 1937, les trois fils des Cazalet se préparent à rejoindre depuis Londres, avec femmes et enfants, le fief familial du Sussex: Home Place. 

De part et d’autre, c’est l’effervescence des derniers préparatifs. Le Brig et la Duche, comme sont surnommés les patriarches de la famille, mènent comme à l’accoutumée d’une main de maître l’organisation de la maison, aidés dans leur tâche par leur fille célibataire, Rachel.

A Londres, les fils gèrent les affaires courantes, les femmes s’occupent de leur dernière soirée en société, les cousines assistent aux derniers cours de leur préceptrice, les cousins reviendront bientôt de pension, et les plus petits trainent dans les jupes des nannies. 

Ainsi débute dans la grâce le ballet de ces trois générations de Cazalet, aimants et loyaux, avec un sens de la famille aussi aiguisé que leur éducation bourgeoise et leur exquis savoir-vivre britannique. D’une page à l’autre, Elizabeth Jane Howard nous emporte dans l’épopée de deux étés qui vont vers un virage inévitable: la guerre, que l’on croyait loin derrière, bien qu’elle ait marqué de façon indélébile la vie des deux aînés Edward et surtout Hugh.

Dans cette parenthèse au vert, le temps semble comme suspendu dans les journées qui se succèdent entre l’équitation, le tennis, la plage et les innombrables repas. Mais le petit miracle, ce sont ces tranches de vie qui se succèdent, tous ces détails qui fourmillent d’une vitalité romanesque qui jamais ne s’essouffle. Chaque personnage creuse son sillon dans l’histoire – et des personnages, il y en a! 

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Berta Isla

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Qu’est-ce qui distingue un roman d’une oeuvre littéraire?

La réponse est dans ces 587 pages époustouflantes écrites par Javier Marías, figure majeure de la littérature espagnole.

Berta Isla et Tomás Nevinson se rencontrent au lycée alors qu’ils sont encore adolescents, et tombent amoureux avec ce sérieux qui très vite les rend conscients que leur destin ensemble est tracé: après ses quatre années d’études brillantes à Oxford, le jeune hispano-britannique particulièrement doué pour les langues étrangères reviendra à Madrid épouser Berta. Effectivement, une fois leurs études achevées, en ce début des années 1970, les deux jeunes gens convolent, même si Berta a perçu chez Tomás des changements d’attitude surprenants. Tomàs travaille pour l’ambassade du Royaume-Uni à Madrid, et se rend fréquemment à Londres pour des séjours plus ou moins longs, tandis que Berta met bientôt au monde leur premier enfant et se retrouve de plus en plus souvent seule. 

Lorsqu’il est avec les siens, Tomás est ombrageux – Berta saisit d’emblée que quelque chose tourmente son mari, mais elle est encore loin de réaliser les répercussions que les changements trahis par son humeur vont avoir sur leur vie. 

Un jour où la situation lui échappe, Tomás se voit contraint de révéler à Berta qu’il travaille pour les services secrets britanniques. Désormais, Berta sait, mais elle sait aussi qu’il y aura tout un pan de vie de son mari qui lui restera à jamais inconnue.

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Tant qu’il y aura des cèdres

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Comment se construire sur le traumatisme de l’abandon? 

Chaque jour, depuis que son père est parti, Samir s’interroge, et espère le retour de celui qui les a laissés, lui, sa mère et sa jeune soeur.

Il a suffi d’une diapositive, projetée par erreur sur l’écran du salon, pour qu’un soir Brahim disparaisse. 

Samir a huit ans, son père est son héros, un homme charismatique qui s’attire les sympathies du quartier. Un père aimant et attentif qui, le soir venu, lui raconte les aventures extraordinaires du fabuleux Abou Youssef au pays des cèdres. 

Ses parents ont fui le Liban pour l’Allemagne, dix ans plus tôt, alors que la guerre entretuait les communautés installées dans un équilibre fragile. 

Dans leur fuite, ils ont emmené Hakim, le meilleur ami de Brahim, et sa petite fille Yasmin – Hakim le musulman et Brahim le chrétien sont la preuve tangible que les différences religieuses ne sont pas un obstacle à l’amitié, qui de la même façon liera Yasmin à Samir.

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