Midwinter

IMG_8314

Landyn Midwinter et son fils Vale habitent une ferme sur les terres du Suffolk, terres éprouvées par de rudes conditions climatiques qui trop souvent ont mis à mal les récoltes de la famille.

Dix ans plus tôt, alors qu’il ne voulait pas céder ses terres à la culture pour de plus grands que lui, ruiné, Landyn est parti avec femme et enfant en Zambie, recommencer une autre vie, dans une autre ferme. Mais un drame s’est joué, Landyn et Vale sont rentrés veuf et orphelin, blessés à jamais et envahis par les non-dits qu’il y a entre eux, insurmontables.

A la faveur d’une période où Vale se questionne à nouveau sur la mort terrible de sa mère, l’impossibilité d’un dialogue entre le jeune homme de vingt ans et son père vieillissant se cristallise, chargée par le poids de la culpabilité et par l’absence de la femme chérie et de la mère tendrement aimée.

Moi j’étais tout le temps en colère, mais lui avait surtout l’air d’un animal débile qui attend sur la route qu’on l’écrase en croyant que ça va lui épargner la douleur de vivre

Enfoncé dans un ressentiment profond, alors qu’il doit en plus affronter sa propre culpabilité dans l’accident en mer qui vient de blesser grièvement son meilleur ami et frère de coeur Tom, Vale est un jeune homme perdu, mal dans sa peau, et de plus en plus désespéré.

Landyn, dans sa solitude, se raccroche à la terre pour laquelle il a tant sacrifié, et se réfugie dans son amour des bêtes – notamment celui d’une magnifique renarde qui rôde tout près, et qu’il considère comme l’esprit de sa femme qui continue à veiller sur lui et son fils…

Lire la suite

LaRose

IMG_8283

Nous sommes en 1999. Alors que s’ouvre la chasse au cerf dans cette réserve indienne du Dakota du Nord, Landreaux Iron s’arme de son fusil pour honorer la tradition. Mais le cerf qu’il voulait abattre s’échappe, et c’est Dusty, le fils de ses voisins et amis qui s’effondre. Comment rendre cet enfant de cinq ans à ses parents inconsolables? Une décision, commandée par une tradition ancestrale ojibwé s’impose à Landreaux: il offrira son fils LaRose à Peter et Nola Ravich, les parents de Dusty.

Je donnerais ma vie pour te rendre Dusty, assura-t-il. LaRose est ma vie. J’ai fait du mieux que j’ai pu

Et ce en dépit de son chagrin immense, de celui qu’il inflige à sa femme Emmaline, à ses quatre autres enfants, et surtout à ce petit LaRose de cinq ans qui ne comprend pas pourquoi comment il va pouvoir remplacer son ami Dusty dans cette nouvelle famille.

Mais LaRose est un enfant spécial, cinquième du nom depuis plus d’un siècle.

Jusqu’à la naissance du petit dernier, ils s’étaient refusés à appeler un de leurs enfants LaRose. C’était un prénom à la fois simple et puissant, qui avait appartenu aux guérisseurs de la famille. Ils avaient résolu de ne pas l’employer, mais c’était comme si LaRose était venu au monde avec

A travers cette histoire, qui interroge la culpabilité et son fardeau, la justice, la possibilité de la rédemption, c’est la culture de toute une nation amérindienne que l’auteure relate à travers les personnages fondateurs de cette dynastie des LaRose: depuis Mirage, petite fille ojibwé dont la mère Vison sera tuée par son maître et qui à son tour assassinera ce monstre qui la hantera toute sa vie mais lui permettra aussi de prendre conscience de ce pouvoir de se déplacer entre les mondes visible et invisible, qu’elle transmettra aux autres LaRose, ses descendants – jusqu’au petit dernier, sacrifié et en même temps sauveur.

Lire la suite

Fugitive parce que reine

IMG_8153

« Maman était mon héroïne, un point c’est tout »

Alors qu’elle assiste du haut de ses dix ans à la chute du mur de Berlin, c’est une autre chute qui se superpose à l’actualité pour la jeune narratrice: celle de sa mère, internée en hôpital psychiatrique, aussi soudainement que brutalement. Une mère maniaco-dépressive, qui rendra l’enfance de Violaine et sa soeur Elsa terriblement chaotique, bringuebalées à travers les hauts et les bas de sa folie.

nous avions eu une expression consacrée, une expression que nous lui avions consacrée, ma soeur et moi: maman chérie que j’aime à la folie pour toute la vie – et pour l’éternité du monde entier

Comme par magie, la petite phrase des deux filles retourne les situations, celles où la mère perd pied, s’emporte, insulte tout le monde et traite ses filles de petite salopes, une grande bourgeoise en tailleurs Saint-Laurent, dont la gouaille aux origines populaires revient au galop si naturellement. Une mère amoureuse d’un drôle de père qui collectionne les aventures et incite sa femme à en faire autant, une mère qui exhibe sa sexualité décomplexée, une mère qui danse avec ses filles en plein milieu du salon malgré sa patte folle, une mère démocratique qui invite le tout Paris sur son canapé, des clochards du quartier aux élites intellectuelles dont elle sera souvent la risée, une mère qui déteste sa propre mère (et vice versa) – bref, une mère excessive en tout.

Alors les petites filles n’ont qu’une mission: aimer cette maman, par-dessus tout, en étant les meilleures possibles.

Lire la suite

Les Orphée

FullSizeRender

D’Eric Metzger, nous connaissons surtout les pitreries télévisuelles – clown de la parodie et du croquignolesque. Et si c’était le vrai Eric Metzger qui se dévoilait ici, laissant tomber le masque de l’auguste?

Pourtant, Les Orphée commence comme une farce : imaginons plutôt Louis, un trentenaire parisien, célibataire. Lors d’une promenade dominicale, il déniche chez un brocanteur de la rue de Bretagne (oui, Louis est un type un peu bobo de l’Est parisien) un téléphone vintage marron, à cadran – en parfait état de marche, lui assure le vendeur. Effectivement, aussi surprenant soit-il, une tonalité se fait entendre lorsque Louis le branche, de retour chez lui. Sauf que, rapidement, de façon inattendue, Louis remarque que ce téléphone a le pouvoir de le faire entrer en communication avec son passé – cette découverte, inouïe, à laquelle son entourage ne porte aucun crédit, bouscule bientôt les journées de Louis. Car, à travers ce téléphone, il peut entrer en contact avec son père, qu’il a perdu vingt ans plus tôt. Et s’il avait le pouvoir de changer le cours des choses et empêcher la mort de son père?

La nuit, Orphée est un jeune homme qui arpente les soirées parisiennes – Souvenez-vous d’Orphée le musicien qui du son de sa lyre endort tout autour de lui, jusqu’à triompher des sirènes lors du voyage des Argonautes, Orphée qui ira rechercher aux enfers sa douce Eurydice tuée d’une morsure de serpent et à peine sauvée, ne pourra résister à se retourner pour voir si elle le suit, la perdant à jamais… Notre Orphée 2.0, lui, navigue dans la nuit, cercle après cercle, accompagné de Virgile le poète, pour mieux plonger dans les enfers à la recherche d’une Eurydice providentielle. Où est-elle, cette jeune femme qu’il ne connaît pas encore mais recherche désespérément, dans ces soirées  embrumées de vapeurs d’alcool? Lequel d’Orphée ou d’Eurydice doit sauver l’autre?

L’alcool rend colérique, ce sont toujours les mêmes qui titubent à la recherche d’un combat qu’ils perdront de toute façon. Mais ça, ils ne le comprendront que le lendemain, l’oeil beurré, la lèvre gonflée et la honte qui les glacera jusqu’au bout des pieds. Avant, comme eux, Orphée se bagarrait. Il n’était pas encore Orphée d’ailleurs, pas même un Argonaute, juste une mouche du coche. Maintenant qu’il s’appelle Orphée, il ne se bat plus contre les autres. Orphée ne s’abaisse pas à ça! Orphée préfère s’attaquer à lui même, il y a plus de panache à le faire!

 

photo-1508517911809-9fb266784e95

Pas facile d’explorer le thème de la machine à remonter le temps – l’histoire n’est pas nouvelle, elle a fait les beaux jours d’un cinéma qui remplissait les premières parties de soirée ou d’un genre littéraire aux pages qui ont bien jauni, mais Eric Metzger a l’heur de lui apporter le renouveau de son oeil trentenaire et de nous prendre au jeu de son histoire, pas dénuée d’émotion dans cette quête désespérée de faire revenir un père trop vite parti.

Mais il remonte l’histoire plus loin encore en revisitant la mythologie grecque (convoquant au détour dans le grand bal des nuits blanches et alcoolisées les Hadès, Cerbère, Charon et autres Erinyes des temps moderne – et qu’est-ce qu’il s’y prend bien!) dépoussiérant chemin faisant le mythe d’Orphée. Il fallait oser quand même, car qui la mythologie intéresse-t-elle encore en dehors des nostalgiques des cours de grec ancien? Oui, Orphée peut aussi être un anti-héros moderne désabusé, mais également romantique, à la recherche de son Eurydice, son idéal féminin absolu. Le plus délicieux étant, sans rien vous dévoiler, la réinterprétation libre des intentions d’Orphée, qui peut-être n’a fait que sauver Eurydice (et lui-même au passage!) le jour où il s’est retourné sur elle dans les Enfers, la perdant à jamais…

Les Orphée est un roman qui m’a agréablement surprise, entremêlant habilement les histoires de Louis, animal diurne, et Orphée, animal nocturne, jusqu’à la fatalité.

Vous l’aurez deviné, il n’est pas question d’humour ici (ce qui m’arrange, car l’humour, ce n’est pas la première chose que je recherche en littérature). Le clown  (Eric la figure publique d’une émission télévisée qu’on ne nomme plus) a laissé tomber le masque, et nous offre sa part sombre dans un conte cruel, où à force de courir après des chimères, c’est la folie qui rattrape le héros.

Bien sûr, Eric Metzger ne peut s’empêcher d’être drôle, dans son rôle, mais on a surtout le sentiment d’une vraie mise à nu dans ce roman. Derrière son humour, il cache une pudeur qui lui sied vraiment bien.

Titre: Les Orphée

Auteur: Eric Metzger

Editeur: Gallimard (collection L’Arpenteur)

Parution: 8 février 2018

 

L’heure du bilan: janvier

IMG_8064.JPG

Un mois de janvier 2018 placé sous le signe de la rentrée littéraire !

Les chiffres:

Janvier 2018, ce sont d’abord huit livres lus, exclusivement français, exclusivement issus de la rentrée littéraire.

Ce mois de janvier a également été l’occasion d’assister à deux beaux évènements littéraires…

Les Livres:

Un ovni littéraire:

Eparse, de Lisa Balavoine. Inventaire à la Prévert, fragments de vie (faussement) décousus mais habillés d’un joli grain de folie. J’ai lu ce livre très vite, avec le sentiment, comme beaucoup de lectrices, de m’y retrouver parfois – ou souvent. Bizarrement, j’ai été incapable d’écrire une chronique dessus – trop épars. Mais reste le souvenir d’un bon moment de lecture

Unknown

 

Un flop:

Je n’ai vraiment pas aimé Chanson de la ville silencieuse, le dernier Olivier Adam, trop caricatural à mon goût (Adam dans la peau d’une fille, je n’ai pas réussi à y croire une seconde, et cette caricature de chanteur : non). La dépression chronique de l’écriture m’aura achevée

Unknown

Lire la suite

Une vie minuscule (ou Un dieu dans la poitrine)

IMG_8044

Une vie minuscule fait partie de ces livres qui vous chavirent, et qui vous donnent très fort envie de croire qu’au bout de tout chemin chaotique, il y a l’espoir.

Dans ce premier roman, qu’on suppose très largement autobiographique, le comédien Philippe Krhajac nous raconte l’histoire de Phérial, petit orphelin maltraité qui va rejoindre un orphelinat pour enfants en régression affective et sociale. Du haut de ses quatre ans, Phérial a déjà subi la violence des familles d’accueil et connaîtra le long parcours, en ces années 1970-80, des enfants de l’assistance publique. Phérial, petit garçon abandonné, adolescent trimballé de famille d’accueil en famille d’accueil, qui cherche désespérément l’amour.

Mais comment se construire quand tout ce qu’on connaît n’a pas grand chose à voir avec, et que l’on doit apprendre à composer avec la violence, avec l’abus sexuel, avec les familles d’accueil sans amour, et qu’au fond de soi on a qu’une attente, l’amour d’une maman?

Assez des mamans sans mains, sans coeur, et des papas en paille

Lire la suite

Les bouées jaunes

fullsizeoutput_1ba.jpeg

C’était il y a un peu plus d’une semaine, au musée Gustave Moreau.

Les éditions Stock organisaient une présentation de la rentrée littéraire de janvier. Les écrivains défilaient chacun leur tour, pour nous parler de leur livre.

Serge Toubiana est arrivé à pas lents, humble, avec une hésitation légèrement perceptible. Un homme distingué, à l’élégance simple et naturelle, face à un auditoire en attente et déjà bienveillant. Car nous savions que le livre dont il venait nous parler était une plaie vive, le réceptacle d’un immense chagrin. Et malgré cette peine immense, qui nous a tous bouleversés, à travers ses larmes pudiques, il a dit cette chose à la fois simple et forte : « j’ai écrit ce livre pour moi, mais maintenant il appartient aux lecteurs », avec une sorte de gêne à dévoiler ces pages intimes.

Car il est bien question d’intime ici, et d’amour – surtout d’amour. D’un amour profond, inaltérable. « Parler de l’amour, c’est quelque chose d’important » a-t-il continué. Et nous n’attendions que cela, qu’il nous parle de l’amour.

« L’écriture a fait renaître Emmanuelle telle qu’elle était, jeune, intrépide, guerrière, séduisante »

Le 10 mai 2017, Emmanuèle Bernheim, romancière et compagne de Serge Toubiana, mourrait après un long combat contre la maladie. Vingt-huit ans de vie commune ont rendu ces deux êtres inséparables. Comment faire face au chagrin, démuni de l’amour de sa vie? Raconter. Ecrire.

Ecrire pour être à ses côtés et prolonger le bonheur d’avoir vécu auprès d’elle. Ecrire pour combler le vide, l’absence. Pour raconter le film de sa vie. Et faire en sorte qu’il ne soit jamais interrompu.

Lire la suite

L’enfant perdue

FullSizeRender.jpg

Un an! Un an que j’attendais ce moment, que je traquais la date de sortie!

Le 18 janvier, L’enfant Perdue a donc rejoint ma PAL… pour en être délogée aussitôt! Je l’avais suffisamment attendue.

Si vous n’avez pas lu le troisième épisode de la tétralogie, alors vous lirez les prochaines lignes à vos risques et périls!

Souvenez-vous: dans Celle qui fuit et celle qui reste, nous sommes dans les années 70, Lila fait partie des précurseurs de l’informatique en Italie et elle crée avec son compagnon Enzo une société dédiée aux ordinateurs. Lenu est mariée à Pietro et a emménagé avec son professeur de mari à Florence, jusqu’au jour où sa relative félicité familiale est chamboulée par la réapparition du ténébreux Nino, son amour de toujours.

Lenu, souvent prudente, parfois énervante dans le précédent épisode, va se révéler ici à elle-même, assumant sa passion dévorante pour Nino en quittant avec pertes et fracas son mari, et en laissant derrière elle ses deux filles – elle y pensera plus tard, toute entière à sa relation passionnée et à sa carrière, et va voir sa notoriété d’écrivaine s’établir rapidement. Revenue vivre à Naples, Lenu évite Lila. Elle a réussi à se détacher de son emprise. Pour un temps seulement, car bientôt les deux amies se retrouvent dans leur fusion originelle – comme si elles avaient pressenti le besoin de se rapprocher pour affronter ensemble les épreuves et les deuils de cette nouvelle période.

Lire la suite

La désertion

IMG_7319

Amis lecteurs qui aimez sortir de votre zone de confort, ce livre est fait pour vous.

La désertion raconte l’histoire, par fragments, d’Eva Silber, une jeune femme en marge qui disparaît du jour au lendemain.

Eva est expert-codeur nosologue à La Force, ancien bâtiment des Hôpitaux de Paris.

Dans la routine de ses journées, elle code les certificats de décès pour alimenter la Statistique, la Politique de Prévention et alerter, au besoin, les Pouvoirs Publics. Eva est une petite main, un rouage, avec un rôle majeur si on en croit son Directeur, Franck Bourgoin. Eva collecte les informations, doit déterminer les causes précises d’un décès qui permettront à la Statistique d’être la plus exacte possible, l’amenant parfois à investiguer plus étroitement sur certains cas de décès.

Le jour où Eva disparaît sans prévenir, chacun s’interroge. Qui est-elle, cette jeune femme que personne ne connaissait vraiment, qui n’avait aucun contact avec ses collègues sauf Marie-Claude avec qui elle s’est un temps liée d’amitié, et qui semble n’avoir personne d’autre dans sa vie que Paul, un homme en marge comme elle, avec qui elle a entamé une étrange relation?

C’est du point de vue de chacun que ces questionnements vont se faire: Franck Bourgoin, le supérieur hiérarchique manipulateur, maniaque et malsain, qui espionne ses subalternes à ses heures perdues, monte des dossiers sur chacun et semble avoir eu sur Eva une emprise qui s’apparente au harcèlement? Marie-Claude, la collègue et amie qui s’est détachée d’Eva lorsque celle-ci a commencé à avoir un comportement étrange et de plus en plus inadapté. Et Paul, l’amant à la fragilité psychique qui interroge, investi dans cette relation étrange car persuadé d’être entré « en collision » avec Eva. Chacun pense avoir sa propre explication sur la disparition inexpliquée d’Eva.

Lire la suite

Les loyautés

IMG_7667

Hélène, Théo, Cécile, Mathis – c’est à travers les yeux de ces quatre personnages que Delphine de Vigan fait vivre l’histoire de son nouveau roman, un roman sombre comme elle sait les écrire.

Théo est un adolescent qui pourrait se perdre dans la masse de tous les adolescents de classe de cinquième, silencieux, discret, si ses yeux rouges, sa fatigue, son air absent n’avaient pas interpellé Hélène, sa prof de SVT.

Persuadée qu’il est maltraité, celle qui a été elle-même victime de violence lorsqu’elle était enfant, entreprend sans succès tout ce qui est en et hors de son pouvoir afin d’essayer de l’aider. Sauf que Théo ne subit pas de violence. Théo boit, avec son copain Mathis, sous l’escalier de la cantine. Dès qu’ils le peuvent, dès qu’ils trouvent de l’alcool, ils boivent chaque fois un peu plus. Si c’est un jeu pour Mathis, Théo y cherche autre chose, une échappatoire à une vie trop lourde.

Théo est la victime des dommages collatéraux d’un divorce difficile, coincé entre la rancune d’une mère culpabilisante qui ne s’est jamais remise de cette séparation, et la dépression d’un père sans-emploi qu’il couvre pour que personne ne connaisse sa situation.

Cécile aussi s’interroge, sur son fils Mathis qui est rentré ivre, sur cette amitié avec Théo qui a une mauvaise influence mais elle est trop occupée à parler seule à voix haute depuis qu’elle a découvert les activités secrètes auxquelles s’adonne son mari. Comment éviter le drame qui se profile, alors que la spirale infernale semble aspirer les deux garçons? Quel est le pouvoir de ces loyautés qui habitent chacun d’eux?

Lire la suite