Il était un fleuve

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Attention, coup de coeur absolu!

Quand avez-vous éprouvé pour la dernière fois ce moment d’enchantement, soudain ressurgi des limbes de l’enfance, qu’on éprouve fasciné par l’histoire qu’on vous raconte? 

Ce moment incroyable où on se laisse porter, suspendu aux lèvres du narrateur, en attendant, fiévreux, la suite?

Ce sentiment est d’un autre ordre que le plaisir de lecture classique, aussi délicieux soit-il. 

Car il touche à quelque chose d’essentiel: notre capacité à ouvrir notre imaginaire au merveilleux et à redécouvrir notre innocence de lecteur.

Il était une fois… 

Nous sommes au 19ème siècle. Dès la première ligne, le récit nous invite en spectateur dans l’auberge Swan, sur les bords de la Tamise. Là, parmi les habitués, en ce soir de solstice d’hiver, nous attendons l’histoire que Joe Bliss va raconter. C’est la tradition depuis des siècles, au Swan. On n’y vient pas seulement pour boire, mais surtout pour y écouter des histoires. 

Mais ce soir-là, c’est un évènement exceptionnel qui va se jouer, pour nourrir d’autres histoires qu’on racontera longtemps, lorsqu’un colosse ensanglanté pénètre trempé et hagard dans l’auberge, portant dans ses bras le corps noyé d’une petite fille…

Qui est cet homme, défiguré par un coup qu’il a reçu et qui tombe inanimé aussitôt entré dans l’auberge? Et qui est cette petite fille, dont le coeur se remet à battre quelques heures après qu’on l’a crue morte? Rita Sunday, l’infirmière appelée au chevet des blessés, est bien en peine d’expliquer ce phénomène qui défie les lois de la science.

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