La petite danseuse de quatorze ans

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C’est un bronze de petite taille que l’on admire aujourd’hui à travers le monde, une statue exposée dans plusieurs musées à la fois, telle un clone.

Sa posture de danseuse au repos, son air rêveur, le tulle de son tutu, le ruban de satin dans ses cheveux fascinent les petites filles, et intriguent les autres visiteurs. Que ce soit au musée d’Orsay à Paris, ou au Met à New York, j’ai comme beaucoup de visiteurs tourné autour, de longues minutes, dans un sens, puis dans l’autre. J’ai détaillé l’air effronté, le corps élancé,  les mollets galbés, l’abandon qu’il semble y avoir dans la pose. Quel pouvoir d’attraction elle exerce, cette petite danseuse!

 

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Fascinée, Camille Laurens  l’a été intensément, au point de lui dédier une partie de son doctorat « Pratique et théorie de la création artistique et littéraire », en allant à la rencontre de Marie Van Goethem, cette danseuse de quatorze ans qui posa pour Edgar Degas. Qui était-elle, pourquoi était-elle à l’Opéra, quel fut son destin? C’est à ces questions que Camille Laurens va tenter de répondre dans une passionnante enquête.

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The blogger recognition award

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THE BLOGGER RECOGNITION AWARD

Vous pouvez répéter s’il vous plaît?

Lorsque Marie-Claude, à travers son blog Hop! sous la couette m’a nominée aujourd’hui pour ce tag, j’avoue ne pas avoir tout compris… D’ailleurs, je ne savais même pas qu’on taggait sur les blogs !! eh oui, mon expérience sur la blogosphère est encore toute virginale, alors je suis encore régulièrement surprise!

The Blogger Recognition Award, c’est donc un tag qui nous permet de mettre en avant les blogs sur lesquels on aime aller se balader, et qui nous inspirent…

4 règles à suivre:

1- je remercie celui qui m’a nominé(e)

2- quelques mots sur l’histoire de mon blog

3- quelques conseils aux débutants blogueurs

4- des blogs que vous aimeriez faire découvrir aux autres… nominez-les

MERCI…

Quoiqu’il en soit, cet « adoubement » par celle que je surnomme « ma marraine de blog » me fait rougir de joie et de plaisir – tout en m’intimidant drôlement. Alors merci Marie-Claude (et ainsi je viens de remplir la règle numéro 1: remercier celui / celle qui t’a nominé(e))

L’HISTOIRE DE BOOKS MOODS AND MORE

Garder sur un mur une trace de mes lectures, échanger sur les livres que j’aime, partager mes photos: l’envie me titillait depuis très longtemps, jusqu’à parfois me donner des insomnies… Faute de savoir comment m’y prendre, j’ai commencé à poster des billets sur Instagram au sein d’une communauté curieuse et bienveillante. Ma rencontre avec Marie-Claude et les coups de pieds au fesses qu’elle m’a donnés ont été déterminants, et le 1er janvier 2017, avec la nouvelle année, mon blog est né… J’ai donc répondu à ta dernière question, Marie-Claude 🙂

 

QUELQUES CONSEILS AUX BLOGUEURS DEBUTANTS

Etant moi-même une débutante, je ne pourrai partager que ma fraîche expérience…

1- N’hésitez pas à vous lancer, la montagne n’est pas si haute à gravir! J’ai réussi à ouvrir mon blog en une journée (plus besoin de savoir coder, des plateformes très simples peuvent vous accueillir)

2- Restez simples, ne recherchez pas à copier les autres blogs qui paraissent tellement professionnels – vous améliorerez le vôtre au fil du temps, avec l’expérience

3- Soyez structurés, rien de pire qu’un blog où on se perd

4- Inutile de publier à outrance, choisissez la qualité à la quantité

5- Et si vous avez de la chance, tombez sur la bonne fée qui vous soutiendra les jours de doute!

ET MAINTENANT, LES NOMINE(E)S SONT…

Je n’irai pas jusqu’à quinze, mais j’y mets tout mon coeur et là est l’essentiel!

Electra, blogueuse experte et actuellement en vacances Tombée du Ciel

Agathe, dentiste à ses heures et astrologue qui classe les livres selon leur thème astral Agathe the Book

Sophie et tout son bazar en fait bien ordonné C’est quoi ce bazar

Eva avec qui j’aime parler « Allemagne » et qui écrit à quatre mains avec Patrice Eva bouquine

Virginie qui dévore au moins un livre par jour Mes miscellanées

Charlotte, accompagnée de Miette et Truffe sur son joli blog tout neuf Loupbouquin

Nath, jolie rencontre et sa plume sensible Le boudoir de Nath

Benoît, car non, il n’y a pas que des blogueuses, merci Benoît A l’ombre du noyer

Eva, pro parmi les pros Tu vas t’abîmer les yeux

Delphine, pro parmi les pros bis La bibliothèque de Delphine-Olympe

Céline et Mes échappées livresques

Fanny et Mes pages versicolores

 

Le Sans Dieu

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Mille sabords!

Qui aurait pu croire que je m’éprendrais d’un roman de pirates? Certainement pas moi…

Et pourtant, dès les premières pages, Virginie Caillé-Bastide m’a embarquée dans l’histoire du Sans Dieu, sans que j’aie envie de la lâcher!

L’histoire commence en 1709, en Bretagne. Lors d’un hiver terriblement froid au cours duquel une famine outrageusement meurtrière s’installe, Arzhur de Kerloguen perd le dernier de ses sept enfants, tandis que sa femme sombre dans la folie. Sa foi l’abandonne, tout comme l’humanité qu’il avait en lui. Derrière lui, il laisse sa seigneurie et les lambeaux de sa vie, muni de son incommensurable colère à l’égard de Dieu pour tout bagage.

Six ans plus tard, un navire pirate, Le Sans Dieu, fait régner la terreur sur la mer des Caraïbes. Son cruel capitaine, surnommé L’Ombre, attaque les navires qui croisent en mer, entouré de sa fidèle équipe de flibustiers, hommes sans foi ni loi qui ont renoncé à tout:

Pour Palsambleu, Gant-de-Fer, Fantôme de Nez, Bois-sans-Soif et tous les autres, le passé n’avait plus d’existence et l’avenir n’offrait aucune espérance. Tous étaient devenus des hommes du présent. Dès lors, l’action seule importait, car leur choix de vie n’oscillait plus qu’entre liberté et potence.

Lors du pillage particulièrement sanglant d’un galion espagnol, l’Urca de Sevilla, sur lequel les flibustiers sèment comme à chaque fois la mort, L’Ombre épargne la vie d’Anselme, un père jésuite. Embarqué comme prisonnier sur le brick, le « Padre », qui lui même a parcouru dans sa vie des chemins sombres et douloureux, oppose sa foi au rejet religieux de l’Ombre – les deux hommes ne vont cesser de s’affronter autour de la question de l’existence de Dieu, chacun cherchant à faire renoncer l’autre à ses idées.

Tirons notre courage de notre désespoir même (Sénèque)

Quelle prouesse que cet incroyable roman dans le pur style du roman d’aventures et de piraterie!

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Le jour d’avant

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 Joseph, serré tout contre moi. Lui sur le porte-bagages, jambes écartées par les sacoches comme un cow-boy de rodéo. Moi penché sur le guidon, main droite agaçant la poignée d’accélération. Il était bras en l’air. Il chantait fort. Des chansons à lui, sans paroles ni musique, des mots de travers que la bière lui soufflait.

Les hurlements de notre moteur réveillaient la ville endormie.

Mon frère a crié.

–  C’est comme ça la vie!

Jamais je n’avais été aussi fier

En cette nuit du 26 décembre 1974, dans leur coron du Nord de la France Joseph et Michel se baladent à mobylette, heureux et complices, avant que Joseph, le grand frère, redescende à la mine au petit matin.

Le 27 mars 1974, un coup de grisou dans la fosse 3 de la mine fera 42 victimes. Michel perdra son frère Jojo, et ce sera le drame de sa vie. « Venge-nous de la mine » demandera son père à Michel au moment de sa mort. Alors, pendant 40 ans, Michel entretiendra le souvenir de son frère, ruminera sa vengeance – qu’il mettra à exécution à la mort de sa femme Cécile.

Consciencieusement, Michel aura consigné, pendant toutes ces années de deuil jamais terminé, les preuves désignant le coupable en même temps que les souvenirs qui lui évoquent la mine et son frère tant aimé. Et il repartira là-haut, dans le Nord qu’il avait quitté bien longtemps auparavant, pour venger son frère et tous ceux qui ont laissé leur vie dans la mine ce 27 décembre 1974.

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Nulle part sur la terre

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Le Mississipi et sa moiteur.

Maben et sa petite fille Annalee marchent au bord de l’autoroute I-55, épuisées par l’effort et la chaleur, avec pour seul bagage un sac poubelle noir dans lequel pèse le peu qu’elles possèdent. Après des années d’itinérance, Maben revient, sans but, sans argent, mais avec une bouche de plus à nourrir. Au relais routier, elle dépense la moitié des précieux dollars qui lui restent pour prendre une chambre où Annalee pourra enfin se reposer après toutes ces nuits passées à la belle étoile. Mais la nuit vire au cauchemar pour Maben, qui va devoir fuir à nouveau avec Annalee.

Russel, après onze années de prison, revient chez lui, à Mc Comb, Mississipi. Pendant ces onze années, le monde a continué à tourner, ses amis se sont mariés, sa fiancée l’a quitté pour fonder un foyer, sa mère est morte. Et la haine des frères de celui qu’il a tué accidentellement onze ans plus tôt, après une soirée alcoolisée, est plus vive que jamais. Russel doit avancer, affronter, apprendre à revivre après ces onze années d’enfermement, soutenu par son père qui entretemps a retrouvé une compagne, mexicaine sans papiers.

Onze ans, songea-t-il.

Assez longtemps pour que tous ceux qu’il connaissait se soient mariés depuis. Plus d’une fois peut-être. Ou plus de deux. Qu’ils aient eu le temps de faire des gosses. De décrocher un boulot qui aurait fini par leur réussir, leur valoir des promotions, des titres et des bureaux avec des fenêtres, peut-être même des cartes de crédit de leur boîte dans la poche. Assez longtemps pour que les étagères du salon se soient remplies d’albums photos où seraient archivés les clichés de leurs vacances d’été à Pensacola et Gulfport et au parc de Six Flags quand les enfants auraient grandi et peut-être même à Disneyworld. Assez longtemps pour en être à leur deuxième maison parce que la première serait devenue trop petite. (…)

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La peur du vide

Je suppose que vous avez aussi fait l’expérience un jour: démarrer plein d’envie un livre dont tout le monde parle depuis qu’il est paru dans une rentrée littéraire en fanfare. Les retours sont dithyrambiques. Et l’éditeur a soigné sa parution, avec une couverture très attirante, qu’on ne peut louper sur aucune table de libraire.

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Il m’attendait depuis sa sortie: c’est le premier de la rentrée que j’ai acheté, avec La salle de bal d’Anna Hope, également chez Gallimard. Sagement, dans la pile à lire, il attendait que son tour arrive, tandis que j’attendais moi le moment adéquat – un livre correspond (presque) toujours à une envie spécifique de lecture. Alors je me suis installée, en mode cocooning sous la couette dans mon-lit-mon-royaume (best place ever to read), salivant presque. J’ai tourné les pages pendant une petite heure, et là… le vide absolu, le rien, le néant. J’ai considéré les quelques 700 pages du roman – ce qui passe à mes yeux de lectrice avide souvent inaperçu a soudain pesé un poids incommensurable entre mes mains.

Alors j’ai interrogé autour de moi, et quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre, mis à part quelques fans de première heure, que nombre de lecteurs avaient fait une lecture en diagonale du roman, voire passé de nombreuses pages, pour arriver au coeur-même du roman. Si ma décision d’abandonner cette lecture stérile a été rapidement prise, j’ai été confortée par quelques lecteurs / lectrices (exclusivement des lectrices, même) qui l’avaient également abandonné en cours…

Mais après?

Après généralement, on rebondit. On prend le contrepied de la lecture mal passée en allant vers un genre radicalement opposé, et ça passe.

Sauf qu’aujourd’hui, j’ai eu la peur du vide.

Et c’est sérieux!!! J’ai considéré tous ces livres cumulés depuis l’été (entre les achats et les services de presse) et j’ai réellement pris peur: si le plaisir de lecture, qui me vient si facilement d’habitude, avait disparu? Comment gérer une nouvelle déception littéraire? Toujours est-il qu’en considérant cette pile à lire, j’ai peur de sauter. Faut-il aller vers un choix raisonnable, aller vers le roman que untel n’a au final pas aimé, lire celui-ci qui s’apparente à un essai et sera enrichissant d’un point de vue culturel, mais on le sait d’ores et déjà, pas un coup de coeur? Dois-je pour me consoler me jeter à corps perdu dans un de ces romans américains qui je le sais ne me décevra pas, ou changer d’époque en ouvrant un roman historique?

A l’heure qu’il est, je n’ai toujours pas fait mon choix…

 

 

Paysage perdu

fullsizeoutput_2fVoici la belle surprise de cette rentrée littéraire pour les fans de Joyce Carol Oates : la parution ce 5 octobre de Paysage Perdu, livre de mémoires qui retracent les faits marquants de la vie de l’écrivaine et la façon dont ses années de jeunesse ont été imprégnées du Paysage Perdu de son enfance et de son adolescence.

Joyce Carol Oates est née en 1938 dans la ferme familiale de Millersport, Etat de New York, au nord de Buffalo. Imaginez des paysages qui évoquent les tableaux d’Edward Hopper – que l’écrivaine va souvent citer dans son ouvrage, et vous aurez une vision de cette Amérique des années 50 et des paysages révolus qui ornent ses souvenirs :

C’était l’époque, immortalisée par Edward Hopper, des maisons à charpente de bois et véranda, et de gens installés sur ces vérandas, curieux d’observer d’autres gens passant en voiture en les observant

Dans cette ferme où les revenus de la culture ne suffisent pas pour subsister, la petite fille vit entourée de ses parents Caroline et Fred Oates, tendrement aimants et aimés, et de ses grands-parents maternels hongrois, sur lesquels plane un lourd secret. Déjà, les graines d’une histoire à raconter poussent… Si la famille est pauvre, elle n’en est pas moins cultivée, et tout est fait pour que la petite Joyce Carol s’épanouisse sur tous les plans, affectifs, culturels et sportifs. D’autant plus que son autre grand-mère, Blanche, qui fréquente la bibliothèque municipale, encourage son goût pour la lecture et celui de raconter des histoires en lui offrant une Remington. Dans cette vie rurale, qui aurait pu la tenir éloignée de tout,  Joyce Carol s’ouvre au monde, avide de lire tout ce qu’elle trouve, avide d’apprendre, avide de vivre et excelle dans la plupart des domaines : très bonne élève (elle vouera un culte immense à l’institutrice de l’unique classe de son village), sportive accomplie, musicienne talentueuse, et bonne camarade.

Avec avidité, avec ardeur ! Comme si ma vie en dépendait !

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Le courage qu’il faut aux rivières

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Quelque part, dans un pays qu’on ne nomme pas, le jour se lève sur une journée qui pourrait ressembler à toutes les autres, hors du temps. Encore embrumée par les vapeurs de l’alcool d’une nuit passée à boire avec les autres hommes du village, Manushe se lève pour ouvrir la porte à laquelle on vient de frapper. Un inconnu s’y tient, et en quelques secondes toutes ses certitudes sont ébranlées. Manushe vit comme un homme au sein de ce village, mais a dû renoncer à tout: elle est une vierge jurée. Ayant abandonné toute sensualité, toute féminité, elle exécute quotidiennement  le dur labeur qui appartient aux hommes, affublée elle-même comme un homme. Elle a abandonné son identité de femme.

on admirait le sacrifice qu’elle avait fait. Surtout, son statut particulier condensait les peurs et les doutes de chacun dans sa relation au droit coutumier et à l’influence qu’il avait sur la vie quotidienne; tous lui étaient reconnaissants de porter ce poids à leur place

Face à elle, Adrian, celui par qui la forteresse vaillamment construite va s’effondrer. Accueilli au sein de la communauté avec l’assentiment du chef de village, Adrian, « vieil adolescent aux joues lisses et aux yeux marqués » va gagner la confiance de chacun et surtout réveiller la féminité de Manushe.

Ailleurs, dans ce même pays, Darina, jeune fille rebelle et en colère, se bat depuis sa prime enfance contre une indicible et inexplicable colère. Quel chemin devra-t-elle parcourir pour accéder à sa vérité?

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Rencontre: Isabelle Duquesnoy

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J’attendais cette rencontre avec impatience: si vous avez suivi, vous n’aurez pas manqué mon coup de foudre de Rentrée Littéraire pour L’Embaumeur, suivi de la rencontre épistolaire avec son auteure qui a offert au blog une magnifique interview (rubrique Interview). Rencontrer Isabelle Duquesnoy en chair et en os, c’est un peu comme si on rencontrait son Victor Renard tellement la fusion entre les deux est forte, et c’est surtout le délice de découvrir une personnalité forte, passionnée et passionnante.

Dans cette ambiance de début de soirée au café Zimmer, lumières tamisées et atmosphère 19ème, nous sommes quelques blogueuses à être réunies autour de l’écrivaine, de son éditrice Marie Leroy et de Jeanne Pois-Fournier (éditions de La Martinière) et de l’équipe d’attachées de presse Anne & Arnaud – Aramis, le Welsh Corgi de l’écrivaine, dormira sereinement à ses pieds toute la soirée.

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Point Cardinal

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Fin de journée sur le parking d’un supermarché de banlieue. Mathilda gare sa voiture et un à un, enlève ses oripeaux : faux-cils, maquillage, perruque blonde, culotte, bas et robe en soie. Entièrement nue, elle revêt alors les vêtements de sport de Laurent, et réintègre, résignée mais le cœur brisé, sa vie d’homme et de père de famille. Laurent est une femme, emprisonnée dans son corps d’homme. Il a réussi à faire semblant, à aimer une autre femme, Solange, et à devenir le père de deux enfants aujourd’hui adolescents. Mais la peau d’homme de Laurent craque, le désir d’être femme est plus fort que tout, et Laurent prend toujours plus de risques, jusqu’au jour où Solange découvre l’ineffable. Le secret va faire imploser la stabilité de la cellule familiale mais libérer Laurent, qui en dépit des tentatives de Solange pour le faire soigner, et de la souffrance de ses enfants, ne va écouter que son cœur et entreprendre de devenir Lauren.

Que dire en refermant un tel livre ? Plein de pensées m’assaillent – l’ayant lu quasiment d’une traite, je n’ai pas pris le temps de me poser entre chaque chapitre pour réfléchir à tout ce qu’il m’évoquait, mais c’est un tourbillon intense, et bouleversant.

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